Informations

Grève des gardes


En raison du mouvement de grève des gardes lancé le 10 juillet par les syndicats FSPF et UNPF, le tableau de garde de la page "informations pratiques" n'a pas été actualisé.

Je m'inscris dans ce mouvement étant donné les conséquences de la dégradation de la situation des pharmacies sur les salariés d'officine. Des milliers d'emplois ont déjà été perdus par notre profession. D'autres sont prévisibles, associés à une baisse globale des qualifications donc de la sécurité et la qualité de service.

Le bisphénol A interdit pour les biberons





Le parlement a enfin tranché, à l'unanimité, en appliquant le principe de précaution.
La commercialisation des biberons plastiques pouvant libérer du bisphénol A est désormais interdite.

Le Canada a été le premier pays à inscrire le bisphénol A sur la liste des substances dangereuses en octobre 2008.
Les analyses et études se multiplient depuis, les débats se portant sur la quantité de bisphénol A relarguée en utilisation normale et l'existence ou non d'une valeur seuil.

Il aurait sans doute été plus raisonnable de suspendre la commercialisation dès cette date plutôt que d'être ballottés entre des résultats d'études contradictoires jusqu'à cette décision.

Reste que de nombreux produits plastiques, cannettes et conserves sont susceptibles de libérer du bisphénol, notamment s'ils sont mal transportés ou stockés.
A défaut d'interdiction totale d'utilisation du bisphénol A, un avertissement devrait être affiché sur ces produits afin d'éviter leur utilisation chez les nourrissons et les femmes enceintes.

[maj du 25 novembre 2010] :
Les biberons pouvant libérer du bisphénol A seront interdits dans toute l'union européenne à partir de mars 2011.

Le coût des médicaments en hypermarché


Le temps maussade, la publicité Orange et l'ouverture du centre Pompidou m'ont inspiré les campagnes ci-dessous. Au-delà des accusations de corporatisme, je revendique que l'on arrête de supprimer tous nos services qui fonctionnent encore uniquement pour des raisons de coût.

Je ne me vois pas arpenter les allées des hypermarchés avec 40°C de fièvre. Je ne peux imaginer un pays qui banalise les médicaments, sans conseils, gardes de nuit, livraisons à domicile, vérifications, adaptations de traitement en fonction des ruptures ou de l'évolution de la pathologie.

Et vous ?


Le coût des médicaments en hypermarché (suite)

Dépistages et prévention


Les campagnes de prévention et de dépistage ont toujours été relayées au sein de l'officine.

Ce blog en revanche n'en fait jamais écho.
J'estime en effet que la prévention doit se faire toute l'année et que d'autres sites évoquent mieux ces campagnes que je ne saurais le faire.


Le cancer du sein concernera 1 femme sur 8.
Nous sommes tous quotidiennement confrontés à cette maladie à travers nos proches et patients.


L'artiste Lhasa De Sela nous a quittés ce 1er janvier.
Elle s'est éteinte à 37 ans après un combat de 21 mois contre son cancer du sein.
Elle avait encore tant à donner, à commencer par un enfant à son époux Ryan.


Il y en a assez de ces drames.
Le dépistage, ce n'est pas une question de bonne résolution, c'est une question de survie.


Lhasa

Lhasa De Sela : 1972-2010


Ce que les pharmaciens veulent


Une nouvelle campagne publicitaire vise à déstabiliser le réseau de santé de proximité.

Au-delà de ce cette considération "de clocher", en tant que pharmacien salarié, j'attends de mon employeur qu'il réponde aux obligations ordinales et éthiques suivantes :

  • assurer une présence et un conseil pharmaceutique permanents.
  • être accompagné de collaborateurs fiables et habilités à délivrer des médicaments en absence de problème détecté.
  • avoir la liberté d'orienter un patient vers le corps médical sans acte de vente face à une pathologie ne relevant pas du conseil pharmaceutique.
  • avoir la liberté de proposer un conseil adapté aux patients en fonction des antécédents, pathologies associées et traitements en cours.
  • répondre sans impératif de temps aux patients en difficulté.
  • disposer d'un approvisionnement sûr afin de limiter les risques de mauvaises fabrications et de contrefaçons.
  • disposer de conditions de stockage sûres et adaptées afin de limiter les détournements.
  • disposer d'un local de confidentialité.
  • bénéficier de formations continues pour moi-même et mes collaborateurs.
  • disposer d'un système d'alerte adapté de retrait de lot et de pharmacovigilance.
  • disposer d'outils de suivi du patient permettant de détecter les échappements thérapeutiques et les mésusages avant que sa santé ne soit en danger.
  • récupérer les médicaments périmés ou inutilisés.
  • assurer sécurité et solidarité pendant les gardes de jour et de nuit.

Par ailleurs, dispenser juste n'implique pas de faire dépenser plus.

Dans cette campagne publicitaire, les titulaires ne sont jugés que sur leurs prix de vente "à la boîte" de certains médicaments.
Leurs équipes ne devraient donc être évaluées que sur leurs seuls volumes de vente de ces médicaments.
Les outils pour déterminer des objectifs individuels quantitatifs (CA par famille, panier moyen, statistiques...) sont déjà disponibles depuis longtemps dans notre profession. Utilisés sans considération éthique garantie par l'Ordre des Pharmaciens, ils me paraissent bien dangereux.

Mais au fait, quel pharmacien voudrait cet avenir pour l'ensemble de sa profession?

Information grippe




Tous nos patients susceptibles d'être contaminés par une grippe sont priés de se rendre aux comptoirs de phytothérapie, en entrant à gauche. Il sera délivré des masques anti-projections et nous y portons un masque FFP2, afin d'éviter la propagation à nos autres patients et à l'équipe.

Retrouvez ci-dessous les recommandations affichées dans l'officine et remises aux patients atteints de la grippe.





Arrêts du 19 mai 09 de la CJCE



La profession est sous la pression des investisseurs financiers.

Dans deux arrêts du 19 mai, la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) s'est prononcée en faveur des législations nationales ne permettant qu'aux seuls titulaires d'un diplôme en pharmacie de détenir et d'exploiter une officine.

Bien que de telles législations constituent des entraves à la liberté d'établissement et de circulation des capitaux au sein de la communauté européenne, la cour a rappelé que :
  • Les médicaments sont des biens particuliers.
  • Les médicaments présentent des risques pour le patient et pour l'équilibre des systèmes de sécurité sociale (surconsommation, utilisation sans nécessité ou incorrecte). Or "l'intérêt d'un non-pharmacien à la réalisation de bénéfices ne serait pas modéré d'une manière équivalente à celui des pharmaciens indépendants". Par ailleurs, un pharmacien salarié ne pourrait guère s'opposer aux pressions de l'exploitant.
  • L'indépendance réelle des pharmaciens constitue une garantie de niveau élevé pour assurer "un approvisionnement en médicaments de la population sûr et de qualité".
"Le pharmacien poursuit, à l'instar d'autres personnes, l'objectif de la recherche de bénéfices. Cependant, en tant que pharmacien de profession, il est censé exploiter la pharmacie non pas dans un objectif purement économique, mais également dans une optique professionnelle. Son intérêt privé lié à la réalisation de bénéfices se trouve ainsi tempéré par sa formation, par son expérience professionnelle et par la responsabilité qui lui incombe, étant donné qu'une éventuelle violation des règles légales ou déontologiques fragilise non seulement la valeur de son investissement, mais également sa propre existence professionnelle."

Il est donc encore possible d'entrer dans une pharmacie française et d'en ressortir avec de seuls conseils.
Et parfois même d'être accueilli avec un sourire, lorsque l'on n'est pas trop accaparé par des problèmes de fournisseurs, de stock, de procédure qualité, d'informatique ou de délégation de paiement... (On fait de notre mieux !)

J'aime cette phrase du Dr Jean Parrot, président de l'Ordre des Pharmaciens :
"Nous sommes là pour dispenser juste".

La pression des investisseurs s'effectuera désormais au niveau national.
À suivre...

Sites de référence sur les menaces pandémiques


Nous sommes aujourd'hui, 30 avril 2009, en situation 5A.

Situations_pandemie.jpg

Voici nos sources d'informations sur les menaces pandémiques :

Le site interministériel "grippe aviaire" a été mis à jour pour prendre en considération la grippe A H1N1 :
http://www.grippe-aviaire.gouv.fr/

Le bulletin d'information quotidien peut être téléchargé sur le site du ministère de la santé :
http://www.sante-sports.gouv.fr/

Le réseau GROG est à jour :
http://www.grog.org/grippe_mexicaine.html

Les informations pratiques sont disponibles sur le site de l'INVS :
http://www.invs.sante.fr

Dr Scott S. Reuben


L'accès aux sources d'information n'est plus un problème.
C'est la qualité et la pertinence de ces informations qui doivent à présent primer.

Les revues scientifiques disposent chacune d'un comité de relecture qui étudie, contrôle les textes, demande si nécessaire des précisions, des compléments ou des corrections aux chercheurs avant toute publication. L'ensemble du travail peut être rejeté. Ces revues servent donc de référence.

Le Dr Scott Reuben, anesthésiste et chef du service antidouleur du Baystate Medical Center (Etats-Unis), a pourtant réussi à publier depuis 1996 au moins 21 études qui n'ont pas été rigoureuses.



Il a été dénoncé par ses pairs dans son propre hôpital suite à un contrôle en interne.
Il manquait des formulaires de consentement des malades pour ses deux dernières études.
Ce fut le point de départ des vérifications supplémentaires sur ses précédentes publications. (toujours positives !)

Le système a fonctionné, mais bien trop tard.
Le doute est semé sur plusieurs protocoles de traitement des douleurs.

Ce sont aussi les rapports bénéfices/risques de plusieurs médicaments sur le marché qui devront être vérifiés : DYNASTAT®, CELEBREX®, LYRICA® et EFFEXOR®.

À noter que le laboratoire Merck avait volontairement arrêté la commercialisation de VIOXX®, médicament sur lequel avait travaillé le Docteur Scott Reuben. Cette décision survenue le 30 septembre 2004 faisait suite à une autre étude démontrant une augmentation des risques cardiovasculaires graves après 18 mois de traitement quotidien continu.